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ÉDITO
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Dans cette lettre d’info, nous avons à coeur de vous faire découvrir le Réseau Femmes à l’Abri, nouvellement implanté à Crest, dont les activités sont particulièrement d’actualité et qui fait partie des associations représentatives de la belle solidarité présente dans notre vallée.
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PORTRAITS
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Le Réseau Femmes à l’Abri
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Émus et choqués par le sort d’une famille se retrouvant sans logis à l’issue de la trêve hivernale post-Covid, Anne Okaïs et un collectif d’habitants lui procurent un appartement provisoire à Valence et créent l'association Réseau Femmes à l’Abri.
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Celle-ci se structure et met en place autre logement sur la communauté de communes Bourdeaux/Dieulefit. Puis, en septembre dernier, elle prend en location le site anciennement la Colombine, à Crest. Ce lieu accueille actuellement trois femmes et leurs enfants en situation de précarité d’habitat. Ces familles sont des colocataires et participent au loyer dans la mesure de leurs moyens. Elles partagent la cuisine, ce qui génère beaucoup de convivialité. Mais elles ne sont pas seulement logées, elles sont aussi accompagnées de façon globale par les quatre salariées (à temps partiel) et une équipe de près de 90 bénévoles, dont 15 régulier·e·s (majoritairement des femmes) qui s’investissent dans le soutien scolaire. Les salariées prennent essentiellement en charge l’aide aux démarches de suivi sociaux globaux et les bénévoles s’investissent dans le soutien scolaire, l’enseignement du français langue étrangère, un atelier couture, un atelier jardinage qui a lieu chaque mercredi matin et est suivi d’un chaleureux repas partagé. Ils et elles mettent également en place des activités spontanées (sorties, balades, jeux…), assurent un service de transport et d’accompagnement pour des personnes isolées et organisent des évènements publics sur les thèmes de la santé, du bien-être, des violences liées au genre, etc.
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Un autre groupe, qui a reçu pour cela une formation spécifique, effectue des veilles sur les sites de prostitution via internet et des maraudes régulières à Valence et Montélimar auprès des travailleuses du sexe. Il ne s’agit pas de les inciter à quitter leur activité - RFA est une association pro-droit - mais de créer un lien et de leur proposer les accompagnements administratifs ou autres dont elles pourraient avoir besoin.
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Femmes à l’Abri reçoit des aides financières de l’État et de diverses fondations mais a également grandement besoin des dons des particuliers et est toujours en recherche de nouveaux bénévoles.
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Pour en savoir plus, faire un don, proposer un bénévolat, rendez-vous sur
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Bertrand Habig
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Je suis originaire de Lyon, nos 3 enfants y sont nés. J’ai terminé ma carrière professionnelle comme dirigeant d’une entreprise de distribution publique d’eau potable et de gestion de services d’assainissement en banlieue parisienne, précisément dans les Yvelines et les Hauts-de-Seine.
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Il était hors de question que je reste en région parisienne : j’ ai cherché et trouvé une vieille ferme à retaper, avec un terrain bordé par le Lauzun. Nous pensions séjourner d’avril à octobre à Aouste, qui a toujours été notre résidence principale, et le reste de l’année sur Lyon. Il s'est avéré que 365 jours ne suffisaient pas pour Aouste, où il y a de quoi s’occuper de façon intensive. Je suis vraiment un homme de l’eau passionné par la nature. D’ailleurs je suis un grand marcheur, botano-ornitho-zoologue, bref je me suis renaturé !
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J’ai toujours privilégié des investissements dans des associations sociales et sportives. Dans cette vallée de la Drôme il y a une magnifique énergie notamment aux services des autres. Je suis bénévole d’accompagnement, au sein de l’association ACTES en Val de Drôme, à l'hôpital de Crest à l’unité de soins palliatifs (USP) et à domicile. J’ai une permanence un après-midi par semaine pour écouter et être à la disposition des patients en fin de vie et en deuils. Nous nous formons régulièrement pour être en capacité d’accueillir des situations qui peuvent être éprouvantes ou enthousiasmantes . Nous sommes nous-mêmes accompagnés, une fois par mois, par une psychologue clinicienne.
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À l’Épicerie Géniale, je suis référent de la «commission Barnier» et m’occupe de deux points principaux : 1- l’aménagement, càd les plans, les installations et le matériel : la banque à fromages, le frigo, la chambre froide, le passe-plat, l’électricité, les portes, le store-ban, la caisse, les rayons fixes et mobiles…
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2- la recherche de subventions auprès du Département, de la Région, de l’État et de l’Europe. En effet, les aménagements représenteront un investissement global de 80 000 €, par conséquent nous sommes obligés de trouver des subventions, en plus d’emprunts et de nos fonds propres, afin que l’Épicerie puisse disposer de matériel à la hauteur d’une juste et réaliste ambition.
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Ce vendredi 19 février au matin, c’est à la chèvrerie de la ferme des Bruyères, sur la commune d’Autichamp, qu’Anaïs accueille notre petit groupe.
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Ça sent bon le foin dans ce grand bâtiment en bois où les chèvres, élevées selon les principes de l’agriculture biologique, gambadent allègrement.
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Le troupeau est composé de 47 chèvres, dont la moitié sont des chevrettes qui vont mettre bas pour la première fois, et de 2 magnifiques boucs.
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Les chèvres adultes font 2 petits par an et les chevrettes un seul. Elles sont de la race Alpine, ont une belle robe brun roux et de magnifiques cornes. La plus âgée a 8 ans. La traite donne au maximum 80 litres par jour. Il faut un litre de lait pour confectionner deux fromages « lactis ». Les différences d’affinage sont dûes au dosage de ferment. Pour fabriquer la tome, le lait est chauffé à 40 degrés. Il faut confectionner une boule en tournant puis mettre celle-ci dans un moule. Le petit lait qui en résulte sert à engraisser les 2 cochons.
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La traite a lieu tous les matins. Pour inciter les chèvres à monter sur la trayeuse, on les attire avec un petit bol d’orge. Elles ne produisent plus de lait de Noël à mi-mars car c’est la période où elles mettent bas. C’est pourquoi les fromages seront de retour à l’épicerie en avril. Heureusement, les mises-bas ont toujours lieu en journée, ce qui permet à Anaïs et Téophane de dormir !
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Le troupeau est en bonne santé. Le vétérinaire qui vient de l’Isère - aucun à proximité - ne passe qu’une fois par an pour la visite annuelle obligatoire.
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Les chèvres restent à l’intérieur par mauvais temps car elles craignent l’humidité, sinon elles pâturent sur les 10 hectares situés tout autour de la ferme. En été, elles peuvent aussi aller dans les bois avoisinants ou dans un champ de sorgho pour compléter leur alimentation quand l’herbe se fait rare.
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Les prairies sont resemées tous les 5 ans, soit en luzerne soit en graminées.
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Anaïs a suivi une formation spécialisée à Die. Après avoir été salariée dans une autre chèvrerie, elle a rejoint Téophane qui avait déjà démarré l’élevage pour former un Gaec. Ils assurent tous deux à tour de rôle les différentes tâches : mise du foin dans les mangeoires, traite, confection des fromages, vente, livraison... Cette organisation leur permet d’avoir un travail varié au cours de la journée et des saisons, et de prendre des vacances. Ils vendent leur production à l’Épicerie Géniale, à la Charrette et au marché. Peut-être vont-ils nous proposer des yaourts en bocal la saison prochaine.
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Ils partagent les machines agricoles - tracteurs, engins pour travailler le sol ou pour la fenaison - avec leur voisin éleveur de brebis.
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Deux jeunes patous vivent en permanence avec les chèvres pour les protéger des loups, bien que le troupeau soit rentré dans la chèvrerie tous les soirs. Ils ont été dressés pour ne pas avoir peur des humains et donc n’attaquent pas les voisins, promeneurs ou cyclistes. Avant notre départ, nous avons la chance de pouvoir assister à la naissance d’un chevreau.
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BRÈVES
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Quelques nouvelles du déménagement de l’Épicerie Géniale
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Comme beaucoup d’entre vous le savent, l’épicerie doit déménager en principe à la fin de l’année dans la grande maison grise, dite maison Barnier, située à côté de l’église. Cette maison est reprise pour une durée de 52 ans par le bailleur social Soliha, qui aménagera des logements sociaux dans les étages, la municipalité conservant la propriété du rez-de-chaussée qui sera donc loué à l’Épicerie Géniale. La surface du magasin n’augmentera que de quelques mètres carrés mais l’aménagement sera plus fonctionnel et surtout nous bénéficierons d’un bureau/réserve, d’un espace de stockage plus vaste, d’une chambre froide et d’un monte-charges : de grands atouts pour la gestion des commandes et la conservation des produits frais. Les livraisons et la manutention seront également bien facilitées. Les travaux ont commencé début septembre et vont bon train. Vous en saurez plus dans la prochaine newsletter.
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En ce début d'année 2026, L'Élabo de Paulette lance un nouveau projet destiné principalement aux familles : "Les Cantines de l'Elabo". L'idée : un mercredi par mois un repas simple, convivial et à petits prix proposé par des bénévoles plus un atelier enfants à prix libre organisé par un.e partenaire. Comme toujours à l'Élabo, l'objectif est de rendre accessible le bien-manger, mais aussi de faire ensemble et de créer du lien. Petits et grands enfants, rendez-vous sur le site de l’Élabo ou les réseaux sociaux pour connaître le prochain rendez-vous Cantine (en mars, ce sera le 11 !). lelabodepaulette.org
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Prochain café bénévoles à l’Entrepote le dernier dimanche du mois, donc le 29 mars de 9h30 à 11h. On s’informe, on discute, on propose, on boit un café (ou autre chose). Ouvert à tous et toutes, bénévoles ou non.
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NOUVEAUX PRODUITS
Crème visage Joayo 100 % bio Enfin une crème pour peaux sèches et sensibles.
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Nourrissante et néanmoins fluide. Testée par une de nos bénévoles qui n’en dit que du bien. 7 € le tube de 50 ml.
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Au rayon Douceurs : du chocolat noir Ethiquable 78 % en provenance du Guatémala, des cookies au chocolat noir sans gluten, du riz au lait à la vanille de Madagascar, de la pâte à tartiner noisettes crunchy cacao.
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Dans la foulée du Nouvel An lunaire : des chips de crevettes Krupuk, des nems au poulet ou aux légumes, de la soupe miso instantanée. Et un nouveau café expresso grains Guatémala-Congo.
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Paté aux shiitakés
Ces champignons d’origine japonaise peuvent être cuits comme tous les autres champignons à la poêle avec de l’ail et du persil mais vous pouvez aussi les utiliser pour confectionner un délicieux pâté dont voici la recette :
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Pour 4 personnes 300 g de tofu fumé, 8 shiitakés, 24 cerneaux de noix, 4 cs d’huile d’olive, 2 cs de tahin, épices ou herbes au choix selon goût (cumin, aneth…)
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Placer les champignons pendant 10 mn dans un bol d’eau tiède pour les réhydrater. Mixer le tofu, la moitié des noix, le tahin et l’huile d’olive de façon à obtenir une crème. Remplissez à moitié le plat (ou 4 ramequins) préalablement huilés, disposez le reste des noix au milieu, terminez de remplir avec la crème. Enfournez à 175° pendant 25 à 30 mn. A conserver au réfrigérateur.
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Gâteau à l’orange
Pour 6 à 8 personnes 5 œufs, 250 g de sucre, 1 verre de jus d’oranges pressées, 1 verre d’huile, 300 g de farine, 1 sachet de levure, 1 zeste d’orange.
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Fouettez les jaunes d’œuf avec le sucre et faîtes blanchir, ajoutez le verre de jus d’orange et le verre d’huile, puis la farine et la levure tamisées. Fouettez les blancs en neige, ajoutez les délicatement puis le zeste d’une orange. Versez le mélange dans le plat et enfournez à 160° pendant environ 1 h. Vous obtiendrez un gâteau léger et moelleux à souhait.
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Une recette de Christine (qui la tient de sa maman)
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L’Épicerie est maintenant ouverte le lundi de 10h à 12h30 et de 15h30 à 19h, du mardi au samedi de 9h à 12h30 et de 15h30 à 19h, le dimanche de 10h à 12h30.
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