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ÉDITO
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Nous avons choisi dans cette lettre de vous parler de la Maison des zaZas, un projet essentiel qui voit le jour à Aouste, proposant un cadre de vie en colocation aux personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer.
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Toute l’équipe de l’Épicerie Géniale vous souhaite un bel été.
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LA MAISON DES ZAZAS, C’EST QUOI ?
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L’association « Les zaZas » est née de la rencontre entre Carole et Anne, toutes deux de retour aux études pour un master 2 en entreprenariat. Chacune se sentait concernée par l’inadéquation des hébergements existants pour les personnes atteintes d’Alzheimer ; elles en parlent entre elles et autour d’elles et c’est ainsi que l’association est créée en 2017 près de Clermont-Ferrand dans le cadre d’un petit groupe compétent en ingénierie de projets. S’ensuivent des visites de lieux alternatifs et des prises de contacts avec des organismes ayant développé le concept de maisons ouvertes et de colocations. Des appels à partenariat sont lancés. Le projet migre vers la Drôme sous la houlette de Carole, François Vercoutère devenant président de l’association. À Aouste, Denis Benoit leur propose de reprendre le bail de la maison que l’institut médico-éducatif Fontlaure est en train de libérer. Le lieu est tout-à-fait adapté au projet, l’aventure commence. Il faut trouver des financements et effectuer des travaux, pour lesquels la future Maison des zaZas bénéficie de l’engagement actif des Chantiers Citoyens : peinture, électricité, parquets… Parallèlement, l’association crée des évènements, organise chaque mois des cafés/causeries à la MJC Nini Chaize… et se voit offrir par la Fondation Médéric Alzheimer un voyage d’étude à Berlin, ville où il existe 800 habitats en colocation pour les personnes atteintes d’Alzheimer (4000 dans toute l’Allemagne).
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Le concept
La Maison des zaZas sera donc un lieu de vie accueillant 8 personnes (hommes et femmes) en colocation. Les colocataires seront chez eux et vivront comme ils le souhaitent. L’association leur apportera un accompagnement pour une vie la plus normale et la plus agréable possible dans un cadre sécurisant : pas d’horaires, pas de règles, pas de fermetures, mais la présence de deux personnes de 8h à 20h et d’un surveillant de nuit. Toutes sortes d’activités et d’animations sont prévues : cuisine, jardinage, jeux, peinture, théâtre, marionnettes… et même la réalisation de la signalétique des espaces en collaboration avec le Fablab.
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L’inauguration aura lieu le mardi 3 septembre à 18h. Elle est ouverte à tous. Vous y êtes attendu·e·s avec plaisir.
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Si vous souhaitez partager des activités ou des jeux, donner du matériel... prenez contact avec la Maison des zaZas au 06 60 36 92 07 ou envoyez un mail à leszazaz2022@gmail.com Plus d’infos sur leszazas.org
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Portrait
Pascal Carré
Je suis issu du milieu agricole, tout d’abord par mes grands-parents maternels et paternels, qui vivaient dans la Sarthe il y a longtemps maintenant, étaient paysans ou fermiers comme nous les appelions à l’époque. Ils vivaient en partie d’élevage laitier, possédaient quelques vaches, ces dernières étant traitées un peu comme les animaux familiers et portant même un nom.
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Par la suite mes parents ont eu une exploitation arboricole cultivant majoritairement des pommes et des poires. Le concept agricole avait évolué, nous étions passés d’un esprit «paysan» devenu péjoratif à celui «d’exploitant agricole». Cela correspondait à une transition du monde agricole, il était même de bon ton de culpabiliser, voire de dénigrer le monde paysan d’antan en comparaison forte avec la ville. En conséquence beaucoup ont abandonné le travail de la terre, c’était la période de l’exode rural qui n’a cessé de continuer. J’ai effectué des études agricoles et obtenu un BEP en agriculture-élevage. Ce diplôme permettait de s’installer en tant qu’exploitant agricole. Ces études étaient basées sur l’exploitation des animaux en terme de rapport, ils n’étaient plus considérés en qualité d’êtres vivants qui était niée délibérément mais plutôt en terme d’objets de production et de consommation déjà orientées dans une perspective illimitée. J’avoue que je n’étais pas satisfait par ces études en ce qui concerne la partie élevage et je n’ai pas davantage utilisé ce diplôme. J’ai continué à travailler dans l’arboriculture et aussi en tant que saisonnier quand je suis arrivé dans la Drôme avant de bifurquer dans le domaine sanitaire et social. Un peu plus tard, j’ai rencontré la culture tibétaine qui m’a éclairé sur l’importance de l’alimentation en terme d’environnement et surtout de santé. Cette culture millénaire a un lien sacré avec la nature et est dotée d’une médecine qui à une connaissance et une expérience ancrées sur des siècles. Dans le passé j’ai eu la chance de rencontrer un médecin tibétain qui m’a expliqué que 40 % de la médecine tibétaine était basée sur l’alimentation, Il y a 10 ans, quand je me suis installé à Aouste avec Bernadette, nous nous sommes investis dans la création de l’Épicerie Géniale. Ce fut pour moi une opportunité d’associer le lien à la terre, que j’ai gardé, avec la vision d’une alimentation saine et vertueuse et aussi une aventure avec un groupe motivé et chaleureux qui n’a cessé de grandir. Actuellement je continue dans la commission producteur/produits qui est dans le fil de mes connaissances et à laquelle je contribue avec grand plaisir.
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VISITES
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Les vins du P'tit paradis
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Le dimanche 14 juin, nous n'étions pas moins d'une vingtaine de bénévoles et clients de l'épicerie à visiter et déguster les vins du P'tit paradis" de Rudy Sylvestre, vigneron installé à Montclar-sur- Gervanne et qui fournit l'Épicerie Géniale.
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Nous commençons la visite par un tour des vignes pendant laquelle Rudy nous raconte son parcours et l'histoire du "P'tit Paradis", nommé ainsi à juste titre puisque ce lieu offre une vue spectaculaire de 360° sur les montagnes dont les 3 Becs et le village perché de Beaufort.
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Ingénieur agronome de formation, Rudy a d'abord travaillé pour le prestigieux domaine de la maison Chapoutier dans la vallée du Rhône, où il a été formé au travail des vignes et à l'œnologie. Il a ensuite entrepris un voyage au Gabon pour un projet expérimental autour de la production de vin.
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En 2013, il revient dans la Drôme et reprend l'exploitation familiale, constituée de 9 hectares de clairette et 3 hectares de muscat. Les premières années d'exploitation, il revend l'intégralité de sa production à la coopérative des viticulteurs de la vallée. En 2019, il se lance dans la vinification, crée la société "Le P'tit Paradis" et démarre sous ce nom la commercialisation de vins certifiés biologiques et de jus de raisin.
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Malgré tout le soin apporté pour entretenir et améliorer ses vignes, Rudy nous partage les difficultés engendrées par le changement climatique : les épisodes de grêle et de sécheresse peuvent dévaster toute une production et la remise sur pied peut être longue et difficile, surtout financièrement. Par exemple, son activité commence tout juste à se remettre des fortes grêles survenues en 2023. Autre difficulté, l'arrivée sur le marché de nouveaux produits, moins sucrés et moins alcoolisés, qui concurrencent fortement la production locale de la vallée, dont les ventes sont en baisse. Pour tenter de contrer ces difficultés, Rudy nous partage ses projets futurs de diversification. En introduisant de nouveaux produits dans sa production, il pourrait réduire les risques liés aux aléas du vin.
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Après ce tour bien documenté dans les vignes, nous retrouvons la fraîcheur de la cave où Rudy nous explique le processus de transformation en vin depuis la réception et le pressage des raisins jusqu'à la filtration et la mise en bouteille. Nous avons ensuite le privilège d'une dégustation de vins blancs connus du public, comme le Printanier de 2022 (100% Clairette) et l'Altea de 2024 (100% Clairette). Nous terminons par la dégustation en avant-première d'une nouvelle création (20% Muscat et 80% Clairette) qui sera commercialisée très prochainement.
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Vous souhaitez soutenir la production locale de vin bio dans la vallée ? Retrouvez les vins du P'tit Paradis à l'Épicerie Géniale de Aouste-sur-Sye, à l'Épicerie de Beaufort-sur-Gervanne, au magasin de producteurs le Court Bouillon de Saillans ainsi qu'au marché de Aouste du dimanche matin.
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Intéressé·es par les vendanges ? Rudy recherche des personnes motivées à partir du 10 août jusqu'à début septembre environ. Contactez-le directement par mail à rudysylvestre@yahoo.fr
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BRÈVES
Modification des horaires d’ouverture de l’Épicerie
À partir du mois de juillet, l’ouverture de l’Épicerie le dimanche sera désormais assurée par un·e salarié·e, toujours avec l’aide des bénévoles. Cela nous amène à réaménager les horaires d’ouverture : l’Épicerie sera donc fermée au public le mardi matin pour permettre aux salarié·es d’effectuer le travail administratif. Les horaires du dimanche sont inchangés (10h-12h30), l’horaire du lundi matin passe à 9h00 – 12h30 comme pour les autres jours. Pas de changement le reste de la semaine.
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Déménagement de l’Épicerie, suite
Le projet de déménagement de l’Épicerie Géniale à la Maison Barnier suit son bonhomme de chemin. L'équipe bénévole en charge de piloter ce projet s'emploie sur trois grands axes : les plans d’aménagement, le rétro-planning du chantier, le plan de financement. Ce travail en amont est bien avancé. L'été arrivant, l'activité autour du projet de déménagement va se tasser quelque peu. Pour reprendre de plus belle à la rentrée de septembre, avec notamment les premiers chantiers collectifs et une campagne de financement participatif. Plus d'infos prochainement donc...
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Coup de pouce Ukraine
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« Une Main Pour Demain, » association franco-ukrainienne avec qui nous avions coopéré il y a deux ans pour une dégustation de crêpes, organise à nouveau son festival « Art Fusion Fest » le samedi 4 juillet à Montboucher, tout près de Montélimar : spectacles, concerts, marché artisanal, ateliers créatifs, repas… une manifestation tous publics. Les recettes sont destinées à soutenir l’Ukraine.
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Zoom sur les Agrions Depuis novembre dernier, le domaine ardéchois Les Agrions a rejoint les étagères de l’Épicerie avec 3 vins sans sulfites ajoutés, qui sont tous devenus des favoris : - La Source, primeur de cépages Cinsault et Grenache noir, est un vin rouge léger (11°) très fruité, qu’on peut servir rafraîchi. Une belle alternative au rosé pour les soifs caniculaires !
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- Sérotine, la chauve-souris éponyme de ce second vin rouge, est un assemblage de Syrah, Grenache et Cinsault, gourmand et équilibré. Il paraît même que c’est le vin préféré de votre caviste bénévole… - Enfin, le Pic-cul vous offre l’opportunité de déguster un cépage plutôt rare dans nos contrées : l’Ugni Blanc. Avec ses arômes de citron, de pamplemousse, de coing et sa belle acidité, ce blanc sec est parfait pour les apéros et les pique-niques en bord de rivière. Pour en savoir plus sur le domaine : lesagrions.fr/lexploitation-agricole
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2 nouvelles boissons fraiches pour cet été : une kombucha badiane/romarin de Kombuch’Alpes et un ice tea bio.
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Un taboulé prêt en quelques minutes, version épices ou courgettes/amandes/balsamique, avec les préparations de Local en Bocal.
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Crème poivrons/féta 300 g de poivrons marinés, 150 g de féta, 1 yahourt, 1 cs d’huile d’olive, 1 gousse d’ail, 1 cc de paprika, pignons de pin (ou graines de tournesol), basilic.
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Mixez doucement (pour garder des morceaux) les poivrons, l’ail, la féta, le yaourt, le paprika et du poivre. Parsemez de pignons de pin et de basilic. Ajoutez un filet d’huile d’olive.
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Energy balls 60 g de flocons d’avoine, 60 g de cacahuètes (pour la déco), 1 cc de cacao non sucré, 2 cs de beurre de cacahuète, 100 g de dattes, 50 g de chocolat noir.
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Mélangez dans un mixer tous les ingrédients, transvasez le mélange dans un bol et ajoutez un filet d’eau pour obtenir une texture plus compacte. Formez des boules, déposez-les sur une assiette et placez-les au réfrigérateur. Faîtes fondre le chocolat au bain-marie. Déposez une fine couche de chocolat sur les boules et ajoutez des cacahuètes concassées.
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Cookies de pois chiches 250 g de pois chiches cuits, 70 g de beurre de cacahuète, 50 g de sirop d’agave, 100 g de chocolat noir.
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Mixez au plongeur les pois chiches, le beurre de cacahuète et le sirop d’agave jusqu’à obtenir une pâte collante et lisse. Formez des petits tas sur du papier de cuisson. Concassez du chocolat et ajoutez-le sur les cookies. Cuire 15 à 20 mn à 180°. Laissez refroidir.
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Cookies choco/avoine (sans cuisson) 70 g de flocons d’avoine, 2 cs de beurre de cacahuète, 100 g de chocolat noir.
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Faîtes fondre le chocolat avec le beurre de cacahuète. Ajoutez les flocons d’avoine et mélangez. Sur du papier sulfurisé, formez des petits tas et réservez au frais.
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Horaires d'été, l’Épicerie est maintenant ouverte lundi, mercredi, jeudi, vendredi et samedi de 9h à 12h30 et de 16h à 19h30. Mardi de 16h à 19h30 uniquement. Dimanche de 10h à 12h30.
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